Enjoy the silence (tuerie inside)…
Je comptais faire ce billet hier soir, mais j’ai eu particulièrement du mal à l’écrire. Je ne savais pas trop comment présenter les choses. D’un côté, on a [...]* *SILENCES, la première BD du père Yno (illustrée par Matthias Haddad) et il est clair que je ne peux pas même une seconde prétendre que je l’aurais achetée spontanément si ce n’était pas la sienne. D’un autre côté, il s’agit d’une petite bombe que je m’en voudrais que qui que ce soit, à la lecture de ce billet, pense que j’exagère ses qualités par copinage.
Car des qualités, [...]* *SILENCES en a un paquet. Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est la patte de Mathias Haddad et son style graphique noir et blanc percutant et efficace. Du coup, il ne faut pas bien longtemps pour que s’installe une ambiance particulière, noire, oppressante et qui fait particulièrement ressentir l’isolement du personnage principal – Norman Voltaire – dans son propre mutisme. Arrive très vite le scénario d’Yno en lui même. Le moindre que l’on puisse dire, c’est que lui aussi dégage une sacrée ambiance (souvenez vous du syndrome de Babylone, cela se passe dans le même univers) et un rythme soutenu. Pas de remplissage ni de fioriture, ça va à l’essentiel tout en restant intriguant, bien foutu, et en plaçant les bases d’une histoire sur plusieurs tomes. Mais plus encore, ce qui frappe dans la collaboration des nos deux compères, c’est outre leur capacité à camper des personnages bien marquants (mais ça on l’avait déjà vu dans Patient 13), c’est qu’ils arrivent à créer quelque chose d’assez unique et original. On n’a pas l’impression de relire une énième variation d’une même histoire ou d’un même film vaguement noir, ou de lire quelque chose « à la manière de… » . Au contraire, même si les influences sont là, on a bien l’impression d’avoir l’œuvre toute personnelle de deux créateurs qui savent parfaitement ce qu’ils font. Ah, mais ça aussi on l’avait déjà vu dans Patient 13 en fait…
Bref, à lire de toute urgence [...]









Cela donne envie… car le syndrome de Babylone était vraiment un univers original et décalé.